Jean-Marc Anglès photographe

Jean-Marc Anglès, « … j’aime photographier les bijoux comme des gourmandises. »

Nous sommes heureux de vous présenter les magnifiques réalisations de Jean-Marc Anglès. Je suis tombée sous le charme de ses photos et tout particulièrement de sa collection « Peinture flamande » : les couleurs, les mises en scène, la lumière… et bien entendu le choix des pièces des plus grands joailliers de la place Vendôme. Ces photos méritent d’être admirées
encore et encore. Nous sommes heureux de partager ce moment et ces quelques photos que vous pouvez également admirer sur le site

Interview

J&W : « Bonjour Jean-Marc, racontez-nous votre parcours et, surtout, comment la vocation de photographe est-elle née ? »

J-M Anglès : À 8 ans, pour ma première communion, je reçois en cadeau un Agfa Iso Rapid compact. Cet appareil assez limité d’un point de vue technique me permet de réaliser mes premières photos en noir et blanc. L’été suivant en
colonie de vacances, pour échapper aux incontournables parties de football, je découvre le tirage photo en noir et blanc et la magie du laboratoire fait mouche ! Quelques années plus tard, je me replonge dans le développement et le tirage papier au centre “Léo Lagrange“ de mon quartier. Avec mes économies, à 14 ans j’achète un Canon FTB d’occasion qui ne me quitte plus jusqu’à mon premier boîtier Nikon F2, à 18 ans. Ce qui était alors une passion devient une révélation : je serai photographe. Trois ans après, je pars en Inde pour un reportage sur le shivaïsme. Retour à Marseille, où je travaille dans plusieurs studios. Je réalise ma première photo de « chef », et pas le moindre : le tout jeune Gérard Passedat, alors cuisinier au restaurant Le Petit-Nice.

Aller à Paris devient une idée fixe. Enfin installé dans la capitale, j’assiste Jean-Jacques Liégeois, photographe spécialisé en photo culinaire.

« J&W : Et la cuisine, est-ce également une passion ? »

J-M Anglès : Je crois que je suis né dans une cuisine ! J’adore cuisiner et j’ai eu envie d’associer cette passion à la photo. Alors, j’ai travaillé cette spécialité qui me permet de créer des univers magiques et savoureux en développant ma créativité.

En janvier 1990, j’ouvre mon premier studio de prises de vues dans le XIe arrondissement. L’aventure culinaire commence : presse spécialisée, groupes agroalimentaires, agences de publicité…

Je travaille également pour le musée de la Musique pour lequel je réalise nombre de catalogues d’expositions et des illustrations pour leur site.

La capitale de la mode, Paris, et son univers de créateurs de cosmétique et de
parfumerie, autant d’écrins pour des produits de luxe. Je mets en scène textures, matériaux, transparences, toujours à l’écoute des bureaux de style, et réalise de nombreuses photos en studio.

 J&W : « Le passage de la photographie argentique à la photo numérique a-t-il révolutionné votre métier ?»

J-M Anglès : Il est vrai que ce passage a transformé notre métier de photographe. En 1994, pour la retouche, je découvre Photoshop. En 2002 le studio est entièrement numérique. Jusqu’en 2008, seuls quelques clients, tel Mc Donald, exigeaient encore de l’argentique pour leurs nombreux formats d’exploitation. Le numérique demande un matériel conséquent et une permanente mise à jour pour obtenir le meilleur de la technologie. Les résultats sont excellents quand on travaille avec du matériel très haut de gamme et permettent une parfaite maîtrise de la chaîne de production du shooting à l’impression, avec un réel respect des couleurs. Aujourd’hui il ne serait pas imaginable, sauf pour des travaux personnels, de revenir à l’argentique. 

 J&W : « D’où vient votre inspiration ? »

J-M Anglès : J’ai toujours aimé les contrastes. Mes origines méridionales, la saturation des lumières, l’excès de couleurs, la puissance des odeurs ont imprégné ma mémoire d’images fortes. Le temps n’a jamais dilué cette palette d’émotions colorées. Le studio me donne une totale liberté pour la mise en lumière de mes univers photographiques. L’opposition entre la finesse de la surface à éclairer et la puissance de sa réflexion est pour moi une question quasi métaphysique ! Le juste placement d’un faisceau lumineux me répond à la manière d’un écho. Ce qui me procure un réel plaisir tout au long des séances de shooting.

J&W : « Comment, ou dans quelles circonstances, êtes-vous venu à la photo de bijoux et de joaillerie ? »

J-M Anglès : En 2009, après une série de photos de cosmétique pour le magazine Glint, je propose à Catherine Rochette et Gérard Prévost qui dirigent cette revue de luxe de réaliser un mariage audacieux entre l’univers de la haute joaillerie et les légumes rustiques de nos terroirs. Puis dans les numéros suivants, je mets en lumière crustacés, plats mijotés, gâteaux, confiseries… au côté des plus belles parures de la place Vendôme. 

J’aime photographier les plats cuisinés comme des bijoux et les bijoux comme des gourmandises, c’est ce qui m’importe.

Ayant une passion pour le clair-obscur et la peinture de natures mortes, il me vient l’envie de réaliser une série de tableaux « peintures flamandes ». La célèbre maison Lenôtre confectionnera les splendides terrines et pâtés en croûte de ce dossier.

 J&W : « Cher Jean-Marc, quels sont vos projets pour 2017 et à plus long terme ? »

J-M Anglès : Je souhaite développer la conception et la réalisation de petits films de natures mortes, en studio. Ma passion pour la lumière et le gros plan me donne envie de poursuivre mon expérience vers le mouvement.

Travaillant depuis toujours mes photos avec de la lumière de cinéma, la lumière artificielle continue, le passage à l’image animée va dans la continuité de mon savoir-faire. 

Cela me donnera accès à une nouvelle écriture et à un nouvel espace d’expression de mes univers colorés.

Livres parus

Quand gastronomie et luxe se rencontrent, naît « La Cuisine des nez », de Sabine Chabbert, Éditions Terre Bleue.

Ou encore « 69 Bonbons à sucer et à croquer avec délectation », de Jean-Pierre Reymond, SPE Barthélémy.

Patrimoine musical de l’Hindoustan du XIVe au XXe siècle « Gloire de princes, louange des dieux », de Philippe Bruguière, conservateur du musée de la Musique, et de Joep Bo, Éditions RMN.

National Museum of History de Taïwan « Vision d’Afrique », d’Hélène Joubert, conservateur responsable des collections Afrique au Musée du Quai-Branly.

Dix ans de recherche au musée de la Musique « Un musée aux rayons X », de Joël Dugot, conservateur.

Expositions

Tantrisme « L’Œuf du monde », pour l’association « l’Art de vivre » ; diaporama projeté à l’Ecole de médecine de Marseille, en 1984, suivi d’une exposition à La Fnac de Marseille

« Beau et bon », exposition de photos culinaires dans mon premier studio, Paris XIe, 2002.

« Dépaysages », domaine du Deffends (Var), Saison Art et vin 2004.

Photos de joaillerie réalisées pour Glint Magazine (www.glintmagazine.com), dans le cadre des Rencontres du 4 Ermitage, Paris XXe, 2014.

N’hésitez-pas à contacter Jean-Marc Anglès pour des photos artistiques mais également des photos de bijoux pour votre catalogue ou site internet.

Contact : j.m.angles@orange.fr – www.jm-angles.com – +33 6 75 00 20 40

 

Légendes photos

– (3 aubergines) CARTIER
Bracelet « collection sortilège » en platine sertie d’une rubellite, perles de culture, onyx et diamants.
photgraphe Jean-Marc Angles.com
paru dans www.glintmagazine.com
 
– (Oursins) CHAUMET
Boucle d’oreille classique, or gris sertie diamants, perles de culture de Tahiti poires.
photgraphe Jean-Marc Angles.com
paru dans www.glintmagazine.com
 
– Peinture Famande, poires) BOUCHERON
Collier Paon de Lune, collection Hôtel de la Lumière, or blanc serti d’aigues-marines, dont une briolette de 15 Cts, diamants de taille rose.
photgraphe Jean-Marc Angles.com
paru dans www.glintmagazine.com
 
 
– (Botte de carottes jaunes et manchette serpent) HENRI J.SILLAM
Manchette « Kissing Crocodillles », diamants bruns, tsavorites et or blanc.
photgraphe Jean-Marc Angles.com
paru dans www.glintmagazine.com